Débat

Suite à la publication de l’article Leo Ferré – L’école de la poésie

Pat dit :

J’ai lu…des choses pertinentes mais je n’aime pas trop enfermer la poésie dans une boîte qui juge et qui correspond soi-disant à une époque…La force de la notre est je le crois de s’être débarrassé de beaucoup de carcans, même s’il en reste…et que chacun se sente libre de s’exprimer comme il veut…

Mari dit :

 » Enfermer la poésie dans une boîte qui juge et qui correspond soi-disant à une époque » Tu penses que c’est le cas?

Pat dit :

En fait, j’ai peur de mal comprendre ce texte…Je ne sais pas s’il exprime ses idées ou s’il utilise le ton ironique et réprobateur…Lorsqu’il dit par exemple que celui qui compte les pieds est un dactylographe…Evidemment, je désapprouve.

J’ai longuement réfléchit à cette excellente remarque faite par Pat.

Lorsque j’ai reblogué cet article je l’ai fait sous un coup de cœur. J’y ai vu du courage, de la provocation, de l’incitation et de l’humour afin de provoquer un changement, afin de susciter l’enthousiasme et de décrire les sensations liées à l’activité de poètes, attachées à ce métier.

J’y ai vu de l’ambition et de la détermination. J’y ai vu une adaptation à un environnement difficile.

A mon avis, il s’agit ici d’un style différent, d’une attitude vis-à-vis de la situation, d’un savoir- être, d’une façon d’agir, d’un besoin d’exposer et de communiquer la stratégie de l’entreprise. C’est pour moi une attitude directement liée à la personnalité du fondateur et à son expérience, qui ne vise que les étudiants, les débutants.

Bien évidemment il se peut que je me trompe. Je ne connais pas plus que cette vidéo.

L’excellente intervention de Pat m’a poussé à regarder la situation sous un angle différent.  Et il a raison !

Lorsqu’on n’est pas d’accord, il faut pouvoir le dire.

«  Témoigner de sa frustration, de son sentiment d’injustice, c’est déjà permettre à l’autre de s’en apercevoir et potentiellement de corriger le tir. Ce serait dommage de ne pas au moins essayer », Robert Zuili.

C’est pourquoi je propose à mes lecteurs d’ouvrir le débat sur chacun de leur blog (en reblogant cet article par exemple) pour faire une petite enquête, qui sera ensuite publié sur mon/nos blogs respectifs.

L’idée c’est d’apporter à ce sujet un éclairage nouveau.

Qu’en dites-vous mes amis ? Qu’en dis-tu Pat ? Qui souhaite participer à ce petit exercice d’analyse ?

Quelle est votre opinion vis-à-vis de tout ce qui a été dit ?

 

P. S. Grand merci encore une fois à Eric qui a lu et corrigé ce texte!

16 commentaires sur “Débat

  1. Pat dit :

    A reblogué ceci sur Le rimenauteet a ajouté:
    Je ne connais pas assez le contexte ni Léo Ferré pour donner un avis éclairé sur la question mais j’aime à penser qu’effectivement il s’agissait de dénoncer une situation à l’époque peu favorable à l’énonciation d’une poésie libre et indépendante.

    Aimé par 2 people

  2. rechab dit :

    Si, Si, Ferré a bien raison, hélas…
    peu de choses ont changé..
    les productions culturelles sont bien considérées comme des marchandises:
    « La musique se vend comme le savon à barbe. » à savoir qu’il s’agit bien de « produits »,
    que s’il n’y a pas suffisamment de « débit », de « demande », on les retire du marché.

    Qu’un artiste s’il n’a pas de cote, (grosso modo, s’il n’est pas assuré d’apporter un bénéfice à la galerie qui l’ exposerait, ne sera pas exposé, quelles que soient les qualités de l’oeuvre).
    Et que beaucoup pour « rentrer dans ce qui se vend », vont devoir être dans la norme…

    par exemple en poésie, il y a peu un certain nombre – et même des plus cultivés », ne considéraient pas « poésie », tout ce qui n’était pas en rimes, en strophes, en un certain nombre de pieds.
    La métrique, le rythme a son charme et contribue au côté musical de la poésie – mais il y a des moyens tout à fait différents pour y parvenir.
    —-

    Alors évidemment L Ferré amplifie les « images choc » ( c’est un peu le rôle de l’écrivain, de donner dans les métaphores pour capter l’attention…)—-


    je contesterai par contre ce qui apparait comme jugement de valeur ( entre Bartok et Beethoven )

    Mais beaucoup de choses restent d’actualité..

    Aimé par 2 people

    • Mari dit :

      Bonjour René,

      Avis noté! GRAND MERCI de ta contribution à cet article! Cela m’aide à mieux comprendre le secteur et les contraintes du métier.
      Passe un agréable après-midi!

      J'aime

    • rechab dit :

      Et il suffit d’aller faire un tour vers les grandes surfaces ( genre Virgin, Fnac ), espaces soi-disant culturels… on est sûr de trouver les classiques, par contre les jeunes auteurs, les petits éditeurs ? nulle part…

      Allons faire un tour dans les bibliothèques municipales : les CDI des établissements scolaires: tout ce qui ne sort pas assez ( même si ce sont des ouvrages pointus et passionnants), va au pilon ou est recyclé ( bradé voire jeté)..

      Allez faites de la place !

      c’est donc le même type de fonctionnement.

      Aimé par 1 personne

  3. nanniepz dit :

    Effectivement, la période de Ferré que j’ai connue était à la provocation du système existant à cette époque, je dirais même à l’anarchie pour certains comme lui. A la provocation et au refus du « legal »….Même s’il en fait un peu trop, il représente bien dans la forme les idées des années 70.
    Pour en revenir à l’époque actuelle, je suis tout à fait du même avis que Re Chab : la poésie contemporaine à autant de valeur que celle de la période classique. Elle a aussi sa métrique, sa  » géographie « sur la page, je veux dire sa mise en page, et aussi bien ses métaphores.
    Par contre, il est vrai qu’il est préférable de connaître les « puissants de l’édition si on veut publier….C’est bien pour cela que je me contente de mon blog…..
    Bonne soirée à vous tous.

    Aimé par 1 personne

    • Mari dit :

      Bonsoir nanniepz,
      J’apprécie beaucoup votre intervention ! Je suis née vers la fin des années 70. Je ne connais donc pas l’histoire de Ferré, ni la situation telle qu’elle se présentait dans les années 70. Ce passage sur l’histoire de la poésie me fait vraiment plaisir. J’apprends des choses vraiment intéressantes !
      J’imagine que ce n’est pas facile de se trouver une place dans le monde de la poésie! Toute mon admiration pour ceux qui tiennent ce combat malgré tout !
      Courage à vous nanniepz et beaucoup de succès avec le blog! Et merci pour cette excellente intervention !
      À très bientôt de l’autre côté!

      Aimé par 1 personne

  4. Pat dit :

    J’ai trouvé ce magnique texte chanté par Jean Ferrat pour illustrer aussi ce sujet (même génération) et merci à tous pour vos éclaircissements.
    Le Fantôme

    Quand ils commencèrent
    La chasse aux sorcières
    J’étais jeune apparition
    Sans grande expérience
    Leurs cris de démence
    Me glaçaient jusqu’au trognon
    A longueur d’antenne
    J’agitais mes chaînes
    Sans faire la moindre impression
    Maint’nant on m’respecte
    Je suis un vieux spectre
    Bien connu dans la maison

    Je suis l’âme en peine
    Qui secoue ses chaînes
    Au studio des Buttes-Chaumont
    L’onde est mon royaume
    Je suis le fantôme
    De la télévision

    Je fais des chatouilles
    A ceux qui magouillent
    Dans le sondage bidon
    Je fais des gratouilles
    A ceux qui glandouillent
    Dans le débat-mironton
    Je fous les chocottes
    A ceux qui fayottent
    Dans la désinformation
    Je fous la panique
    A ceux qui forniquent
    La liberté d’expression

    Je suis l’âme en peine
    Qui secoue ses chaînes
    Au studio des Buttes-Chaumont
    L’onde est mon royaume
    Je suis le fantôme
    De la télévision

    En vingt ans de dur labeur
    J’ai connu vingt directeurs
    Qui partirent à ma chasse
    Mais avant qu’ils ne m’attrapent
    lls passaient tous à la trappe
    Moi je suis toujours en place

    Y’en a qui m’envient
    De passer ma vie
    A côtoyer les Zitrons
    Les grands publicistes
    Tous ceux qui insistent
    Pour vous lessiver l’oignon
    Les gens qui surnagent
    Grâce au matraquage
    Des ritournelles à la con
    Les brosses à reluire
    Des princes-sans-rire
    Qui vous forment une opinion

    Mais tout n’est pas drôle
    Quand on joue le rôle
    Le rôle d’apparition
    L’onde est mon royaume
    Plaignez le fantôme
    De la télévision

    Ici y a des dingues
    Qui prennent leurs flingues
    Pour trouer mon courant d’air
    De sombres figures
    Quand je dis culture
    Qui sortent leurs révolvers
    Sitôt que je bouge
    Y’en a qui voient rouge
    Faut qu’ils se fassent une raison
    Y a pas qu’en Ecosse
    Que mon p’tit négoce
    Fait partie des traditions

    Y a tant d’âmes en peine
    Qui secouent leurs chaînes
    Au studio des Buttes-Chaumont
    L’onde est un royaume
    Rempli de fantômes
    A la télévision

    Aimé par 3 people

  5. […] créant l’article Débat sur Leo Ferré – L’école de la poésie, mon ambition première était de mieux comprendre […]

    Aimé par 1 personne

  6. […] Pour alimenter des perspectives […]

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