Troubadour

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 J’ignore ce qui me  décide,

à faire quelques pas dans le vide.

Pour les idées, il faudra tout oser

pour se dépasser :

Une  façon de se sentir vivre,

en perdant l’équilibre .

Hop ! on aligne  quelques mots

et puis  c’est le grand saut .

On est juste rattrapé

par la corde au pied…

Vous savez… comme au saut à l’élastique

décrit dans les guides touristiques.

Un peu comme Achille

qui n’avait pas les pieds d’argile

( imaginer en image  fixe,

notre héros suspendu sur le Styx ):

C’est bien le fleuve des Enfers

que je traduis  en vers :

       une eau de mélasse

qui lui fit cuirasse

Le talon fragile

évita pourtant les crocodiles…

– excusez pour ce détour de la poésie

vers la mythologie

on s’amuse comme on peut

avec les demi-dieux

– puisqu’il est question de talon

dans la chanson.

Ce sont des maux d’auteur,

lancés de grande hauteur

Il faut juste les faire rebondir,

après les faire s’arrondir

en forme de bulles

avant que tout bascule.

C’est comme un sport extrême ,

et les images deviennent poème :

Et voilà qu’elles voltigent,

sans craindre le vertige

ni la mort…

et de ces métaphores

on peut, sans crainte

pousser la complainte

ni risquer un tour de reins,

avec les alexandrins

parlez-en à Hugo…

a-t-il attrapé un lumbago

ou bien seulement un rhume

à jouer de la plume ?

( je lui ferai cadeau d’un stylo )

 lui qui est penché sur son bureau

qui se marre et se gondole

de mes belles paroles  :

– un sacré abrobate

en costard-cravate

qui se joue des rimes

toujours magn-anime

et puis les culbute :

un saut sans parachute

et même dans l’escalier

retombant sur les pieds

des pieds que le rythme épouse

– comptez-les par douze …! –

            Il faut donc le faire

avec quelques vers

qu’on aurait dans le nez,

puis les coucher sur le papier,

donnant l’impression d’être ivre,

mais en faire des livres

à force  d’accumuler les feuilles

assis dans son fauteuil

à bascule

Voilà qu’ils circulent

( de ces mots par tonnes

et qui encore  résonnent

et tourbillonnent

avec le vent  d’automne ).

Permettez que je les cueille,

et que j’en fasse un recueil…

A chacun son tour

de jouer au troubadour

Re Chab – le 01 août 2016

De ce poème rien ne m’appartient ! Qu’il me soit permis de dire ma gratitude à mon ami virtuel Re Chab qui, en m’envoyant ce poème par mail il m’a encouragée et m’a aidé à établir « la différence ». Ce savoir est désormais accessible au lecteur patient et curieux.

À vous cher ami Re Chab, pour tous ces beaux sentiments que vous m’avez inspiré, mes remerciements le plus sincères.

P.S.  Nous aimerions en rire et cela nous arrive parfois, mais il y en a dans ce monde bien des raisons d’en pleurer…

Votre travail est post –moderne, unique. Courage pour la suite !

Toute ma reconnaissance également à Stuart Miles de FreeDigitalPhotos.net pour cette excellente illustration.

 

 

18 commentaires sur “Troubadour

  1. rechab dit :

    merci bien…

    en fait en écrivant, c’est comme se faire porter par les mots…

    un peu comme en peinture… c’est le premier coup de pinceau qui va induire tout l’ensemble du tableau.

    Aimé par 2 people

  2. Aliosa dit :

    Bonne journee Mari !

    Aliosa.

    Aimé par 1 personne

  3. j’aime beaucoup Rechad un vrai poète..merci Mari

    Aimé par 1 personne

  4. tu es là? J’ai faillis partir envoie moi ton dernier message (mail) il est perdu au milieu de 350 mails…rho bisou:) amie

    Aimé par 1 personne

  5. Pat dit :

    Un ami talentueux qui resplendit sur toi!

    Aimé par 1 personne

  6. où es tu Mari où transportes tu ta valise?

    Aimé par 1 personne

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